Il faut avoir à l'esprit que la circulation de l’information sur Internet est quasiment instantanée.

La réputation, c'est au premier abord une question de gestion de son image, de sa notoriété, et une économie. Pourtant, il faut ajourd'hui y ajouter une double-dimention où l'information et la communication jouent les premiers roles. Avec internet et ses réseaux sociaux, ses nombreux sites communautaires et ses blogs, la publication et le partage de contenu deviennent faciles. Qui dit partage et diffusion, dit réaction. Gérer ces réaction, pour une entreprise, c'est un nouvel enjeu pour prévenir les crises de réputation.

La veille stratégique ou encore l'intelligence économique sont des termes nouveaux, ou du moins des compétences de plus en plus frequemment distribuées à divers acteurs ou sections d'une d'entreprise et qui sont également traitées avec de plus en plus d'importance. Gérer l'information qui gravite autour de sa marque, c'est gérer son image. Or plus l'entreprise est grande, plus l'image nécéssite d'être soignée.

L'intelligence économique peut prévenir les crises de réputation. Les entreprises qui se donnent les moyens d'entretenir un blog ou un forum seront largement avantagées lorsqu'il faudra faire face à une crise. En cas de soucis, il faudra ainsi pouvoir rassembler les débats chez soit, pour les maitriser et les orienter sous peine de perdre le contrôle et toute crédibilité.

Dans un autre registre, pour une entreprise, se désinteresser d'un tel moyen de collecte d'information, c'est passer à coter d'un grand nombre d'informations qui seront relayées par des reseaux d'influence, et/ou des clients et des consommateurs d'information.

Pour conclure cette première introduction sur la veille et l'intelligence economique, voici un extrait d'un article sur le sujet, édité par Nicolas Chazeau qui résume très bien à mon gout les avantages des pratiques liées à la gestion de sa réputation sur Internet.

...En identifiant les flux d’informations sur Internet à travers leurs caractéristiques, comme leurs sources et leurs relais, leur volume ou encore leur tonalité, les veilleurs peuvent mieux appréhender la façon dont une information circulant parmi des réseaux de stakeholders peut avoir un impact sur l’entreprise concernée. Les praticiens en intelligence économique peuvent également mettre à profit leurs connaissances en stratégie d’entreprise et de gestion de l’information pour détecter les failles que présente une firme en matière de communication et d’information, et tenter de les réduire pour anticiper ces nouveaux risques informationnels. Mais, comme souvent en ce qui concerne les politiques d’intelligence économique en entreprise, ces pratiques ne peuvent être efficaces que si elles s’inscrivent dans un projet global de gestion de l’information et qu’elles sont fortement soutenues par les dirigeants. ... extrait du mensuel de l'université